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jeudi 23 octobre 2008

Vie quotidienne, détails et tolérance

A ibiza, hors saison, la vie "normale" reprend ses droits. Les rues sont calmes et les passants ne vous remarquent pas. Ce qu'on peut lire dans les yeux des gens qui vous regardent, c'est de la tolérance. Même s'ils doivent être habitués à voir passer toutes sortes d'individus bizarres sortant de leurs "boîtes" au petit matin, la plupart des Ibizencos restent d'un naturel nonchalant face à l'étranger. Je pense qu'ils savent aussi ce qu'ils doivent au tourisme et se souviennent que leur histoire est jalonnée par de multiples colonisations.

Une tendance très représentative de ce respect d'autrui est la fameuse mode "ad lib". Ad libitum, veut dire à volonté, ce qui pour moi n'a littéralement rien à voir avec une mode à proprement parler, mais bon! Les guides touristiques vantent cette fameuse pratique vestimentaire composée de vêtements de cotonnade blanche, et cela a bien entendu été repris par des petits malins qui vendent dans leurs boutiques des fringues ad lib! Ou comment le marketing rattrappe l'antimarketing...

En parlant de marketing, les boîtes connues comme l'Amnesia, le Pacha, le Privilège ou le Space ont des boutiques partout sur l'île. Il est donc possible de se procurer des produits dérivés sans avoir mis les pieds dans lesdites boîtes. J'ai trouvé ça dommage et un peu kitsch... pour info, les boutiques de l'aéroport proposent des tee shirts plus originaux que les succursales des boîtes disséminées sur l'île!
Hors saison, et alors que les dernières closing parties se terminent, on voit sur la plupart des voitures les macarons des plus grandes boîtes. Au mois d'octobre, c'est comme si ces petits autocollants parlaient d'une autre île, souvenirs multicolores et dépareillés de soirées de drague et de beuverie!

Lezard

J'attire l'attention sur ce graphe déniché dans une ruelle adjacente au boulebard Macabich. Les dimensions doivent être de 2m sur 3, et je l'ai vraiment trouvé réussi. Il ne devait pas être fini depuis longtemps et était en parfait état lorsque je l'ai immortalisé. Malheureusement, quelques jours plus tard, certains ont du être dérangés par la perfection et le soin du détail et se sont vangés d'être mal dans leur peau en noircissant une dent. Putain de respect!

Une dernière chose! Cette tendance qu'ils ont à Ibiza à cacher les kiosques où se vendent les tickets de bus!

Ici dans une caféteria, plus loin dans un local tellement sombre et poussiéreux qu'on le croirait fermé au public!
A Santa Eulalia, il faut contourner le snack bar pour trouver la guérite adjacente! Sachez que les tickets de bus ne peuvent pas s'acheter à l'avance, et qu'il n'existe pas d'abonnement à la semaine, ni a la journée. On doit acheter un ticket par trajet. A la limite, achetez en deux, un pour l'aller et un pour le retour si besoin, mais uniquement pour le même jour. Le lendemain, le ticket ne sera pas de la même couleur et ne sera pas remboursé! De plus, conservez les soigneusement car ils sont très fins ét fragiles. Tout ticket déchiré est considéré comme utilisé! C'est bon à savoir!

mercredi 15 octobre 2008

La longue marche

Aujourd'hui mercredi, le jour du grand marché hippie touristique. Je joue le jeu et me dirige plein est vers le grand parking repéré la veille... Bizarre, il y'a peu de va et vient pour un marché... Encore plus bizarre, aucun stand! j'ai joué, j'ai perdu. Je compris quelques jours plus tard que le vrai site du marché hippie est punta arabi, à la sortie de Es canar en direction de Sta Eulalia!


Pas de marché, mais de la marche! Je prolonge la route jusqu'à son terme, là où le goudron s'arrête pour laisser place à un sentier cotier. Je m'y engage donc, longeant la mer. A cet endroit, on constate bien à quel point les infrastructures résidentielles sont en danger. L'érosion fait perdre du terrain à l'immobilier, et tout au long de mes marches côtières, j'ai pu remarquer combien de logements étaient déserts. Trop dangereux surement suite à des effondrements successifs! La nature reprend toujours ses droits! A noter, l'omniprésence de roche volcanique...


A quelques centaines de mètres de là, après une pinède je tombe sur une première plage, Cala nova, avec restaurant et transats. Puis, je m'engage sur une pente boisée donnant accès à une superbe vue, mais aussi à une zone d'habitation qu'il me fallut traverser pour atteindre Cala llena, une autre jolie plage plutôt bien située. Deux plages déja, sur la bonne centaine que recèle cette île. J'aurais pu m'y arrêter, mais non, ma soif de découverte et de dépaysement était trop grande.


Je traverse la plage pour atteindre un grand escalier blanchi à la chaux qui remonte sur la gauche de la plage. En passant, point de vue intéressé sur ces constructions de pêcheurs bâties les unes contre les autres, comme des nids de guepe. C'est vraiment l'image qui m'est venue à l'esprit!



Je retrouverai beaucoup de ces constructions le long des côtes.


Après être arrivé dans le vaste complexe pavillonnaire de Cala llena, je décide de faire le chemin inverse par la route, pour découvrir un peu l'intérieur des terres. Avec une vague idée de la situation des routes ainsi que de la direction à prendre, je me mets à marcher sur le goudron alors que soleil gagnait en intensité! Ce fut long et peu attrayant, mis à part la couleur ocre rouge de la terre et les murs en pierre sèche qui semblent être typiques à Ibiza.

Retour à l'hotel vers midi, le temps de me tremper à la piscine, de faire quelques brasses avant de prendre une douche d'eau désalinisée! L'eau est en effet le gros problème d'Ibiza. Celle de la piscine est salée, l'eau de la douche est désalinisée, mais garde une petite teneur en sel, et celle du robinet, heureusement semblait adoucie correctement. Mais pas jusqu'à être potable quand même. Le seul avantage est de pouvoir se laver les dents avec de l'eau douce!

Une douche plus tard, avec du savon cette fois, et me voila prêt à prendre mes deux bus en direction d'Eivissa. Aucune idée de ce que j'allais y trouver, à part des remparts inscrits au patrimoine mondial... Allons y!

Trop c'est trop!

On a tous parfois cette sensation de ne plus avoir de ressources, cette envie de tout plaquer! Ben là, c'était ça. Besoin d'évasion pour pas cher. Et là, merci EasyJet! Sur la page principale visez l'onglet "séjours" et choisissez votre destination!

Pour 298€ en demie pension, j'ai choisi l'hotel Caribe, à Punta Es Canar, un coin (-coin!) très sympa sur l'île de la tentatioooonnnn...!!!!! Ibiza!!!
Pour info, hors saison, c'est touristiquement aussi calme que la baule en automne! Festival de cannes et de sonotones en tout genre!

Départ de genève vers 18h00... Premier jour bien entamé, oui mais... retour prévu le 14 vers 21h00! Dernier jour complet sur place! En fin de compte, on y gagne!
Seul souci... Chez Easyholidays, pas de tranfert hotel aéroport. C'est à la démerde!




A l'arrivée, vers 21h30, la ligne de bus 24 que je devais prendre n'existait plus depuis fin septembre. Il m'a donc fallu prendre 3 bus. Le 10 (aéroport/Eivissa), le 13 (Eivissa/Santa Eulalia) et le 18 pour Es canar. Ah au fait, je suis arrivé trop tard pour le 18, alors de sympathiques suisses allemands m'ont proposé de partager leur taxi!

Durant le trajet en bus qui passait par eivissa, la ville principale, pas de clubbers drogués déambulant comme des zombies dans des rues animées comme en plein jour! et le reste du temps non plus!

Ca me convenait tout à fait, d'autant que l'île n'est pas morte pour autant! Elle vit enfin normalement et on sent un peu de soulagement dans le regard des commerçants.

Les médias nous mentent sur Ibiza, mais çà c'est pas nouveau! C'est en fait une île pleine de facettes cachées, à découvrir souvent loin des routes principales. Les boîtes de nuit existent, mais il faut souvent s'y rendre en bus. Pour ça et en pleine saison, il existe un service appelé discobus qui charrie la viande saoule et surimbibée plusieurs fois par nuit.



Pas de ça au mois d'octobre. Sur les panneaux d'affichage pris d'assaut par les pancartes des boites aux noms bien connus, telles le Pacha, l'Amnésia, le Privilège, chacune annonce sa "closing partie" qui souvent dure facilement 12h! Il me semble même avoir vu from 6 to 6... 24h non stop!? Faut aimer!